Si le week-end a toujours été propice aux besoins de main-d’œuvre étudiante, le secteur du drive – la vente en ligne avec retrait en magasin – connaît une croissance spectaculaire depuis le confinement de 2020. Les grandes enseignes alimentaires (Leclerc Drive, Carrefour Drive, Auchan Drive…) ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 7% en 2023 sur ce canal, d’après Nielsen (source : LSA).
Ce développement est structurant pour l’emploi étudiant : les clients plébiscitent les créneaux de retrait du vendredi soir au dimanche midi, ce qui génère des besoins spécifiques en main-d’œuvre sur ces tranches. Les enseignes proposent ainsi des contrats étudiants quasiment « calibrés » sur les week-ends (souvent 8 à 12h/semaine, concentrées sur 2 jours).
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Missions typiques dans le drive :
- Préparation des commandes : constitution des paniers, contrôle qualité, scanning des articles
- Mise en sacs, gestion des ruptures et signalement
- Remise des commandes au client (en plein air ou en zone protégée), relation client rapide mais prégnante
- Parfois, gestion d’inventaires et rangement
Liste non exhaustive, mais représentative de ce qui différencie le drive du « rayon caisse » traditionnel : rapidité, adaptation constante, relation client épisodique mais essentielle, et parfois manipulation répétée de charges modérées à lourdes.
Combien gagne-t-on dans le drive étudiant ?
La rémunération minimum est le SMIC horaire (11,65 €/h brut en 2024), mais de nombreuses enseignes valorisent le travail du samedi-dimanche (prime de week-end, panier repas, majorations horaires le dimanche). La plupart des étudiants perçoivent donc 10 à 20 % de plus le week-end qu’en semaine, et peuvent espérer, sur deux jours, un revenu mensuel brut autour de 350 à 450 € sur la base d’un mi-temps.