1. Une gestion du temps parfois difficile
Cumuler études et travail n’est pas anodin. Selon l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), plus de 45 % des étudiants salariés travaillent plus de 15 heures par semaine. Or, dépasser ce seuil peut impacter sérieusement la réussite académique. Plusieurs universités recommandent d’ailleurs de ne pas dépasser 10 à 12 heures de travail hebdomadaire pendant le semestre (voir OVE, enquête 2023).
- Les horaires « atypiques » (soir, nuit, week-end) peuvent entraîner de la fatigue, des baisses de performance et du stress.
- Risque d’absentéisme ou de retard aux cours, surtout lors des périodes de partiels.
Conseil : Informez sans tarder vos responsables pédagogiques ou votre Crous si vous rencontrez une difficulté à concilier emploi et études. Des dispositifs d’accompagnement existent (aménagements d’emploi du temps, aides d’urgence).
2. Une rémunération souvent modérée
Dans la majorité des cas, la rémunération d’un CDD étudiant est calquée sur le SMIC horaire (11,65 euros brut/heure en 2024), sauf secteur où une convention collective prévoit un minimum supérieur. Les possibilités d’heures supplémentaires existent, mais sont généralement limitées si vous êtes à temps partiel.
Certains employeurs peuvent proposer une majoration (travail de nuit, dimanches, jours fériés), mais ce n’est pas systématique.
| Exemple de rémunération mensuelle (2024) |
Heures/semaine |
Montant brut/mois |
| 12 heures x 4 semaines |
48 |
~560 € |
| 20 heures x 4 semaines |
80 |
~930 € |
3. Une précarité persistante
Contrairement à un CDI ou à l’alternance, le CDD reste un contrat « court » : il ne donne pas la stabilité d’un emploi durable, ni les mêmes droits à l’ancienneté. D’après la DARES, la majorité des CDD étudiants sont de moins de 3 mois, parfois renouvelables, ce qui alimente un « turn over » fréquent et un sentiment d’instabilité (étude DARES, 2022).
- Fin de contrat parfois brutale, sans perspective de renouvellement ou de CDI.
- Possibilité d’être exclu de certains droits (primes, mutuelles, chèques vacances) réservés aux CDI ou aux contrats plus longs.
4. Peu d’accompagnement à l’intégration
Un autre point faible : de nombreux étudiants signalent un manque d’accueil ou de formation à l’embauche. L’intégration express, le manque d’entretien préalable, l’absence de formation ou de suivi (tutorat) sont parfois la norme, notamment dans la grande distribution ou la restauration rapide.
- À savoir : Le Code du travail oblige pourtant l’employeur à fournir une notice d’information, la déclaration préalable à l’embauche, ainsi qu’un contrat écrit (articles L1242-12 et suivants).