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Bibliothécaire : un nouveau chapitre s’ouvre

06/07/2018

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Avec le désamour des gens pour la lecture et le changement de mode d’information, le métier de bibliothécaire voyait son image devenir vieillissante. Alors les professionnels se sont adaptés : l’information doit être digitale pour toucher le plus de monde possible.

« Le genre de personnes au physique de bibliothécaire », tout était résumé dans cette phrase. Une image de vieux schnock, mal fagoté, des lunettes vissées sur le nez, un peu asocial et pas super fun. Mais ça, c’était avant ! Lancée avec le projet Gallica, en ligne depuis 1997, la modernisation du métier de bibliothécaire n’arrête plus. La profession a soigné ses maux et est à la page. Retour sur les grands projets qui ont marqué leur histoire et ce qu’ils nous apportent, à nous simples lecteurs.

Gallica : le début de l’aventure

Ses origines

François Mitterrand porte encore la réputation d’avoir été un président naturellement tourné vers la littérature et l’art, extrêmement cultivé, surtout lorsque l’on le compare à la majorité de ses successeurs. Ce n’est donc pas une surprise d’apprendre que c’est lui, en 1988, qui souhaitait « une bibliothèque d’un genre nouveau ». Se lance alors le projet d’une bibliothèque virtuelle, accessible depuis les salles de lecture (et via les ordinateurs mis à disposition) de la fameuse Bibliothèque nationale de France. Son nom sera Gallica.

Mais le digital évolue vite et sans cesse. Ainsi, dès les années mi-90, le projet doit réagir à la démocratisation du web : la bibliothèque numérique sera donc accessible par tous et partout. Un détail technique ? Non, bien plus que ça. Car les documents fournis, à l’origine, pouvaient aussi bien être libres de droit que sous droits, l’accès étant réservé au public de la BNF. Désormais consultables par absolument tout le monde, le cadre juridique n’est plus le même. Conséquence : seuls des œuvres libres de droit seront désormais partagées et environ un tiers des documents initialement sélectionnés doivent être mis de côté.

Le fonctionnement

Centralisé par le BnF, le projet Gallica s’appuie sur la participation de partenaires aussi nombreux que motivés. Chacun numérise ses documents, mentionne la source et l’envoie à la BnF, qui le met ensuite en ligne sur le site Gallica. Et si jamais le partenaire en question possède son propre site, alors Gallica ne fait que référencer le document et renvoie l’internaute vers le site pour partenaire pour la consultation. En termes de chiffres, on dénombre aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de documents, provenant de plus de 90 bibliothèques partenaires.

Les œuvres proposées

Là encore, beaucoup de choses ont changé depuis les débuts où le visiteur ne pouvait y voir que des textes en mode image.  En 2000, les textes apparaissaient en mode… texte et des images… en mode image. Bref, c’était déjà plus clair et pratique. Sont apparus ensuite des dossiers thématiques englobant des textes, cartes, chronologies, etc. Puis à partir de 2004, des enregistrements sonores. Sans oublier des vidéos, photographies, partitions, manuscrit, revue de presse… Tout cela sur des sujets aussi variés que l’histoire, la littérature, les sciences et techniques couvrant une période allant de l’Antiquité à la moitié de 20ème. Voilà pour le fond ! Car la forme aussi fut amélioré étape par étape. En septembre 2015, le site a fait peau neuve puis une application mobile (disponible sur Google Play et l’App Store) a vu le jour.

Europeana : la petite sœur européenne

Le prototype démarre en 2007 et sert même de base à la nouvelle version de Gallica. Financé en partie par l’Union européenne, Europeana fait montre d’une véritable volonté d’être consulté à l’international puisque le site est consultable en français comme en anglais. Logique, lorsque l’on sait que le site travaille avec des milliers d’archives de musées et bibliothèques européens. Les bibliothécaires de tout le continent contribuent donc à partager notre héritage culturel commun, visant à éduquer, cultiver ou simplement divertir. C’est le public qui choisit !

    

Autre avantage inhérent : le nombre de références disponibles. Avec plus de 50 millions de documents numérisés, Europeana écrase Gallica, qui n’atteignait que 3 millions en 2014. Livre, musique, œuvre d’art, mode, photographie, exposition et autres vous attendent, pour des heures de navigation et culture gratuite ! Et pas de panique, vous trouvez facilement ce que vous voulez grâce à l’outil de recherche et aux filtres permettant de trier la masse d’informations.

Eurêkoi : le nouveau-né français

Successeur du réseau BiblioSésame, originellement créé par la Bibliothèque Publique d’Information, qui avait existé de 2006 à 2015, Eurêkoi s’apparente davantage au fiston qui reprend le flambeau du père. Continuant son œuvre, évoluant doucement. Sa vie débuta précisément le 27 février 2015, avec ce slogan : « Complice de votre curiosité ! »

Quant aux services proposés, ils diffèrent d’Europeana, d’où son potentiel et son utilité. Alors que le projet européen ne fait que mettre à disposition, Eurêkoi interagit et vous aide, vous assiste de deux façons : soit en répondant à une question (libre), soit en vous conseillant (livre, film, cadeau). Avec le formulaire en ligne, sur le site comme sur l’application mobile, vous pouvez poser la question qui vous taraude (ex : quelle est la différence entre un roi et un empereur ?) et vous obtiendrez une réponse sous 72H maximum. La tâche est répartie entre 48 bibliothèques françaises et belges, rassemblant pas moins de 500 bibliothécaires. Et évidemment, c’est gratuit, proposé par la BPI du centre Pompidou de Pariset le service de la lecture publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Certains d’entre vous doivent se dire : « Mais pourquoi aller sur leur site quand j’ai Google ? Ce sera plus rapide et je peux me débrouiller tout seul. » C’est là le positionnement : la fiabilité. Les informations proviennent non seulement de professionnels qualifiés mais aussi sélectionnés : chaque bibliothèque a une spécialité et votre question est traitée par un expert du sujet. Et visiblement tout va bien : 96% de taux de satisfaction et 90% des gens recommandent ce site à leurs proches. L’objectif, ambitieux, consiste à être meilleur que Google. Plus sûr, plus fiable, plus précis.

Et si le bibliothécaire était bientôt à la mode ? Au point de remplacer le géant moteur de recherche comme l’outil réponse à tout ? On dirait alors : « Facile, le bibliothécaire est ton ami ! »

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